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HISTOIRE DE L'ART LA MODERNITE
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lundi après-midi 13h30 à 16h00 - Salle 7

            Cours d'Histoire de l'Art donné par Bernard Sohet,


Professeur agrégé en Histoire de l'Art, Archéologie et Musicologie de l'Université de Liège


 


  De 1848 à 1905, dans une Europe en pleine mutation, les courants artistiques se multiplient, se succèdent, se chevauchent, cohabitent selon un rythme nouveau : celui du monde moderne.


C'est au XIXème siècle, siècle passionné par l'histoire, que paradoxalement des artistes ont ressenti la nécessité de créer un art moderne, voire nouveau. Ils se confrontent à une exigence que, on nomme "modernité", alors que d'autres artistes l'ignorent ou la combattent. Plus qu'une querelle d'esthétiques, comme avait pu l'être dans la peinture le débat du dessin et du coloris au XVIIème siècle, elle traduit une rupture au sein de l'art, entre un art officiel qui reste soumis aux règles définies dans le passé, et une art vivant qui se veut en accord avec l'époque contemporaine.


De la modernité, Charles Baudelaire a donné une définition, devenue célèbre, dans les Curiosités esthé-tiques (1868), recueil de comptes rendus de Salons, de critiques et de réflexions sur l'art de son temps : « La modernité, c'est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l'art, dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable.


Pour que toute modernité soit digne de devenir antiquité, il faut que la beauté mystérieuse que la vie humaine y met involontairement en ait été extraite ». C'est d'ailleurs le poète des « Fleurs du Mal », le traducteur d'Edgar Poe, qu'a représenté, assis à droite dans l'Atelier (1855, Musée d'Orsay), Gustave Courbet (1819-1877) qui fut le premier peintre à choisir de créer un art moderne.


Bien qu'elle ait touché tous les arts à des degrés divers dans leurs réalisations les plus nouvelles, c'est en effet dans la peinture que cette volonté de modernité s'est manifestée avec le plus d'éclat par une manière, le non finito (non fini), et par une mise en page nouvelle, élaborée sous l'influence conjuguée de la photographie et des estampes japonaises. C'est Edouard Manet (1832-1883), le peintre de la modernité par excellence, qui, reprenant une idée de Diderot, dont les Salons sont publiés jusqu'en 1857, en a énoncé le principe : « il faut être de son temps et faire ce qu'on voit »


Aventure fabuleuse à travers les différents courants artistiques que l'Europe connaît en cette fin du XIXème s à l'approche du nouvelle ère.


 


Lundi après-midi de 13h30 à 16h.


Classe 7.


Reprise le lundi 5/9/22


Des voyages seront organisés.


Infos: reg-arts@skynet.be